
Francine Descarries (1941-2026) ​​
Le 16 mars 2026
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L’ADMAD déplore la perte de sa principale inspiratrice, Francine Descarries, décédée subitement le 12 mars dernier.
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Fille d’Auguste Descarries, elle était par ce lien même au cœur de notre mission, et il n’est rien qu’elle n’aurait fait pour ressusciter l’œuvre géniale de son père, dont elle conservait un souvenir ému.
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Son départ nous laisse orphelins d’une collaboratrice éclairée et d’une amie, mais l’œuvre qu’elle aura tant valorisée la gardera bien vivante en nos mémoires.
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L’ADMAD offre ses plus sincères condoléances aux membres de la famille Descarries, en particulier à son conjoint Robert Bélanger, à ses filles Annick et Pascale ainsi qu’à sa petite-fille Sandrine.
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Hélène Panneton, présidente de l’ADMAD
Francine Descarries (1941-2026)
Une femme d’action au service de l’ADMAD
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Le décès de Francine Descarries marque la fin de la fratrie des enfants d’Auguste Descarries et de Marcelle Létourneau-Descarries. Or, ce sont Laurent Descarries et Francine qui ont travaillé à la résurrection du grand compositeur, organiste et pianiste qu’était leur père, presque complètement tombé dans l’oubli. L’entreprise a réussi. L’ADMAD doit beaucoup à Francine.
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Au départ, la curiosité de l’organiste de Saint-Viateur d’Outremont, Hélène Panneton (notre présidente actuelle), et ses initiatives pour retracer les œuvres de son prédécesseur à ce poste quarante ans plus tôt, l’ont mise en contact avec Laurent Descarries. Ensemble, ils ont formé une équipe dans le but de retracer, éditer et publier les partitions, puis de faire connaître, exécuter et enregistrer les œuvres d’Auguste Descarries. Le 23 avril 2012, nous fondons l’ADMAD. Laurent avait déjà donné les documents dont il avait hérité au service des Archives de l’Université de Montréal, comme le fera plus tard Francine.
Quant à moi, j’ai été invitée à compléter le trio de direction du fait que mes parents admiraient et fréquentaient Auguste Descarries : ils m’avaient d’ailleurs amenée aux récitals de la dernière époque, à la salle du Plateau, dans le parc Lafontaine. Chaque été, nous étions invités à la maison d’été familiale. L’ADMAD avait à peine commencé à réunir partitions, enregistrements, photos, textes de conférences, etc., quand Laurent est décédé, à la fin de 2012. Il nous avait dit combien il était soulagé et heureux de voir le talent de son père enfin reconnu. Sa fille Laurence nous a prêté main forte jusqu’en juin 2015. Dans l’intervalle, Francine s’est jointe au conseil en février 2013 pour y demeurer jusqu’à maintenant.
Francine était déjà une universitaire de grande réputation par la nouveauté des espaces de sciences qu’elle avait fondés et structurés, tels le Réseau québécois des études féministes et l’Institut québécois de recherche et d’études féministes de l’UQAM. Elle avait souvent eu à gérer de larges subventions internationales et fédérales pour des congrès de grande envergure. Cela lui a permis de classer et de gérer nos modestes finances avec professionnalisme. Grâce à ses calculs concernant les dons, les dépenses ordinaires, les locations de salles, les honoraires des musiciens, etc., le travail de Francine nous a permis d’organiser et de financer deux « Concours Auguste-Descarries », l’un consacré aux mélodies de l’artiste, l’autre à son œuvre pianistique. Ajoutons le travail des rapports annuels à l’État fédéral, et autres contraintes légales. Avec le soutien de son conjoint, le comptable Robert Bélanger, elle évaluait, comparait les hypothèses, puis nous demandait d’appuyer ses choix.
Je garde des souvenirs chaleureux des repas de gourmet auxquels elle a invité les membres du Conseil d’administration dans son élégante maison de Saint-Lambert. C’était pour elle un plaisir de conduire l’ADMAD plus loin avec nous. Notre peine est grande. Je veux exprimer ici les condoléances de l’ADMAD à sa famille.
Danièle Kempnich-Letocha, vice-présidente

